Archives de 10 mars 2015

Brigadiers scolaires et policiers subissent plusieurs accidents de travail

Chaussée glacée, crevasses et nids-de-poule: les accidents de travail chez les brigadiers scolaires et les policiers, causés par la piètre qualité des rues, coûtent des millions en indemnités à la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST).
«C’est un beau métier pour les retraités, mais ça comporte des dangers», a affirmé le brigadier scolaire Raymond Roy, qui tous les jours aide les jeunes à traverser la rue en toute sécurité, peu importe la température. «Après les tempêtes, on mange de la misère», dit l’homme, qui rapporte que certains de ses collègues se sont déjà blessés.

Lire la suite: La piètre qualité de nos rues coûte des millions à la CSST _ JDQ

Un électricien craint d’avoir été exposé à de l’amiante et à d’autres toxines pendant 16 ans, alors qu’il travaillait à l’Agence du revenu Canada (ARC), à Ottawa. Denis Lapointe affirme avoir seulement découvert qu’il avait potentiellement été exposé à ces substances, après avoir rempli des demandes d’accès à l’information.

Lire l’article sur le site de Radio-Canada : La présence d’amiante dans un édifice fédéral surprend un ancien employé

MONTRÉAL, le 10 mars 2015 /CNW Telbec/

Que dirions-nous d’un propriétaire d’édifice qui déciderait de couper dans son système d’alarme, de négliger l’entretien de la plomberie, du système électrique, de couper dans le ménage, la peinture et les rénovations du toit ? Est-ce sensé de couper dans la surveillance, l’entretien et la prévention des problèmes dans un édifice ? Est-ce une vraie économie ?

C’est pourtant la décision que vient de prendre le Ministère de la santé en coupant dans la prévention pour aller chercher de maigres économies à court terme. La rumeur qui courait depuis plusieurs semaines a été confirmée par une lettre envoyée aux directeurs de santé publique à la fin du mois dernier. Elle enjoint les directrices et les directeurs à présenter un budget amputé du tiers des ressources régionales pour l’année prochaine.

Quel sera l’effet de ces mesures ? Nous, médecins spécialistes en santé publique et médecine préventive ou médecins du travail, savons très bien que de couper l’investissement en prévention c’est de nous préparer à retrouver avec plus gens dans les bureaux de médecins, les urgences, les pharmacies et les hôpitaux.

De plus, comme pour tous les médecins, notre travail se réalise à travers des équipes interdisciplinaires. Couper dans ces équipes limitera notre capacité d’agir. Ce serait comme couper le tiers des infirmières en salle d’opération…

La prévention du tabagisme, de l’obésité, des maladies chroniques, des cancers, de la négligence familiale, du décrochage scolaire, etc. tout cela en pâtira. Est-ce bien cela que nous voulons ?

Épargner des miettes aujourd’hui pour se retrouver avec une facture considérable dans cinq ou dix ans ?
Le monde entier regarde le réseau de santé publique du Québec comme une référence. On admire la sagesse de ce système de santé qui a su se donner cette vision d’avenir et la richesse de ses collaborations avec tous les secteurs de la société engagée vers une meilleure santé et un meilleur bien-être. Pourquoi mettre la hache dans ce modèle ?

Nous osons croire qu’il s’agit d’une erreur de parcours qui sera bien vite corrigée. En tous cas, nous offrons notre aide pour aider à maintenir et améliorer un système de santé porteur d’avenir. Prévenir, c’est vraiment un bon investissement !
L’Association des médecins spécialistes en santé communautaire regroupe près de 200 médecins spécialistes en santé publique et médecine préventive ou en médecine du travail. Elle est membre de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

SOURCE Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec
Renseignements : Isabelle Samson, vice présidente, 819 943 8227; Yv Bonnier Viger, président, 418 955 9017

Agir pour éliminer l’accès aux pièces en mouvement des machines agricoles

QUÉBEC, le 9 mars 2015 /CNW Telbec/ Chaque année, des producteurs et des travailleurs agricoles sont blessés par les pièces en mouvement des machines agricoles. Tracteurs, moissonneuses batteuses, presses à foin sont autant de machines dont les éléments de transmission d’énergie peuvent causer des blessures graves, dont des amputations, et même des décès.
Dans le cadre de la Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture, qui se déroulera du 11 au 18 mars prochains, la CSST et l’Union des producteurs agricoles (UPA), en collaboration avec le Réseau de santé publique en santé au travail, unissent leurs efforts pour sensibiliser les agriculteurs aux risques liés aux pièces en mouvement sur les machines agricoles. De 2009 à 2013, la CSST a recensé 250 accidents liés à des pièces en mouvement impliquant un travailleur agricole au Québec.

Lire la suite:  Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture – Agir pour éliminer l’accès aux pièces en mouvement des machines agricoles