Archives de juin, 2015

QUÉBEC, le 22 juin 2015 /CNW Telbec/ – En cette période de l’année où plusieurs personnes déménagent, la CSST tient à rappeler les règles de base pour planifier efficacement un déménagement et pour éviter aux travailleurs des blessures ou des accidents.

Les chiffres sont éloquents : 140 déménageurs professionnels subissent un accident du travail en moyenne chaque année au Québec, et un déménageur professionnel sur 3 se blesse au dos. Ce sont généralement des blessures graves qui occasionnent en moyenne 50 jours d’absence par accident. Mal forcer en transportant des charges trop grosses ou trop lourdes, s’écorcher ou se coincer les doigts, glisser ou tomber avec une charge dans les bras… ce type d’accidents cause près de 75 % des blessures!

Comment déménager de façon sécuritaire?

Pour déménager de façon sécuritaire, la CSST recommande que les déménageurs suivent les consignes suivantes :

  • Toujours travailler à deux en utilisant des sangles doubles qui se croisent dans le dos pour transporter les étagères, les armoires, les électroménagers et le mobilier lourd;
  • Porter des gants résistants pour avoir une bonne prise sur la charge et des chaussures antidérapantes pour éviter les glissades et les chutes;
  • S’assurer que les aires de circulation sont dégagées;
  • Tenir la charge avec une bonne prise, près du corps, et ne pas se surcharger;
  • Privilégier l’utilisation d’appareils de manutention roulants pour le déplacement de charges lourdes (ex. : diables ou chariots);
  • Boire de l’eau régulièrement et prendre de courtes pauses régulièrement (même juste de quelques secondes à une minute), surtout les jours de chaleur.

Obligations des employeurs et des travailleurs en matière de déménagement

Les employeurs ont l’obligation de s’assurer que tout déménageur doit être formé et bien équipé pour faire son travail sans se blesser. De plus, les déménageurs doivent appliquer des mesures de prévention et adopter des méthodes de travail sécuritaires, comme tenir compte du poids et de la dimension des charges à transporter, de l’état de la surface du sol, des contraintes liées à la température, de la distance à parcourir avec la charge, de l’espace pour manœuvrer et de l’inclinaison du sol.

Répertoire pour trouver le bon appareil de manutention

Dans le but d’aider les employeurs et les travailleurs à déplacer des charges sans se blesser, la CSST met à leur disposition un outil de recherche en ligne comptant 35 fiches illustrées d’appareils de manutention différents. Chaque fiche présente la description d’un appareil, les critères de sélection dont il faut tenir compte à l’achat ou à la location ainsi que des conseils pour une utilisation sécuritaire. De plus, puisqu’il faut également tenir compte des différentes pièces composant les appareils, un glossaire complet donne des recommandations sur le choix des matériaux, des poignées, des roues, etc.

Pour consulter l’outil de recherche des appareils de manutention et savoir comment déménager en toute sécurité :www.csst.qc.ca/demenagement.

Source: http://www.newswire.ca/fr/story/1559997/chaque-annee-au-quebec-140-demenageurs-professionnels-sont-blesses-au-travail-l-organisation-du-travail-la-cle-d-un-demenagement-securitaire

CSST: mesures de réduction de coûts… retardées

Publié: 18 juin 2015 par cattara dans Actualités

(Québec) La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) «dort» depuis sept mois sur une décision de son conseil d’administration censée réduire ses coûts de fonctionnement d’au moins 2,5 millions $ par année.

Lire l’article: CSST_ mesures de réduction de coûts..

Bien que CATTARA ne s’occupe pas de dossiers IVAC, nous nous devions de partager cette histoire. Il s’agit d’une autre victoire de Me Marc Bellemare qui permettra possiblement de faire changer la loi.

Caroline Poissant, une mère qui a perdu son jeune garçon, assassiné par son ex-conjoint, gagne sa bataille contre la Direction de l’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) et pourra être indemnisée.

Lire l’article: La mère d’un enfant assassiné sera indemnisée _ ICI.Radio-Canada

Visionner la vidéo: http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/06/02/007-caroline-poissant-marc-bellemare-indemnisation-ivac.shtml

eba99f13-47dc-4a2c-8f0b-1df199219f81_ORIGINALAprès cinq ans de lutte et sept défaites devant les tribunaux, une préposée aux bénéficiaires gravement blessée à l’épaule lors d’une chute remporte finalement la victoire contre la CSST qui refusait de reconnaître son invalidité et de l’indemniser.

En mars 2009, Suzanne Poulin, une préposée aux bénéficiaires qui aidait les personnes âgées à domicile s’est blessée sérieusement à l’épaule en tombant au sol, attirée par une patiente dans sa chute. «Elle m’a emportée avec elle, elle s’est accrochée à mon bras», explique celle qui a subi une sévère entorse à l’épaule.

Après une convalescence d’un an sans signe de guérison, la dame a pourtant vu la CSST décider d’interrompre les indemnités, affirmant «que c’était volontaire si elle ne levait pas son bras», explique l’avocat de la dame, Marc Bellemare. Pourtant plusieurs diagnostics indiquent que Mme Poulin est bien aux prises avec une capsulite à l’épaule qui l’empêche de lever son bras dominant depuis maintenant six ans.

Longue bataille

Sans indemnités et bénéficiaire de l’aide sociale, Mme Poulin a entrepris sa longue bataille dans la pauvreté et sans qualité de vie. «Quand tu as faim à en vomir, je l’ai vécu, ça. La pinte de lait, il fallait qu’elle fasse le mois», raconte-t-elle.

«Mais elle a eu le mérite de pousser son dossier jusqu’au bout», fait valoir Me Bellemare. Ainsi, après sept défaites devant les tribunaux, elle s’est finalement rendue devant les trois juges de la Cour d’appel qui lui ont donné raison «sur le banc».

Ceux-ci ont estimé que «la Commission des lésions professionnelles a gravement erré» et que «cette erreur grave a conduit à une injustice flagrante», déclarant ainsi que la capsulite était directement liée à sa lésion professionnelle.

Évidence

«Je n’ai jamais vu ça en 35 ans de pratique une évidence pareille», dénonce Marc Bellemare. «La conclusion de la Cour d’appel est assez exceptionnelle», poursuit-il, ajoutant toutefois que «ce n’est pas normal d’aller en Cour d’appel pour faire accepter une capsulite de l’épaule».

«La CSST ne fait pas son travail qui consiste à soutenir les travailleurs. Elle refuse en se disant que les gens vont s’écœurer», observe-t-il.

De son côté, Mme Poulin demeure toujours enragée contre les différentes instances, malgré sa victoire. «La frustration, c’est terrible! Ils t’achalent, c’est sans arrêt. Ils te disent des sottises […] c’est d’une cruauté, raconte-t-elle pendant que les larmes lui montent aux yeux. C’est difficile de ne pas être crue.»ation rétroactive de cinq ans.

Lire l’article: Une femme remporte sa bataille contre la CSST après cinq ans _ JDM