Archives de juin, 2016

TRAVAILLER TOUT EN ÉTUDIANT : ATTENTION, DANGER

Publié: 22 juin 2016 par cattara dans Actualités

Les jeunes de 15 à 19 ans sont presque deux fois plus nombreux, en proportion, à occuper un emploi pendant leurs études qu’il y a 30 ans. Cela n’est pas sans mettre en danger leur santé mentale quand ils travaillent trop d’heures par semaine, selon une étude publiée hier par l’Institut de la statistique du Québec.

LES SEUILS À NE PAS DÉPASSER

Les filles qui vont à l’école tout en travaillant 11 heures ou plus par semaine à l’extérieur et les garçons qui étudient tout en occupant un emploi pendant 16 heures ou plus par semaine sont significativement plus à risque de présenter un niveau élevé de détresse psychologique ou de recevoir un diagnostic d’anxiété ou de dépression. Les filles, de même que les élèves de 4e et 5e secondaire qui ont tendance à accroître le nombre d’heures passées au travail, sont particulièrement à risque. Tels sont les constats de Mikaël Berthelot et d’Issouf Traoré, auteurs de l’étude de l’Institut de la statistique du Québec publiée hier.

CES JEUNES POUR QUI C’EST TROP

Environ 9 % des élèves du secondaire rapportent un trouble de l’anxiété diagnostiqué par un médecin et 4,9 % ont reçu un diagnostic de dépression. La proportion des jeunes présentant un niveau élevé de détresse psychologique est plus grande chez ceux qui travaillent 16 heures et plus par semaine (27 %) que chez ceux qui travaillent moins de 11 heures (20 %). La différence est particulièrement marquée chez les filles : « 26 % d’entre elles se situent à un niveau élevé de détresse psychologique quand elles travaillent moins de 11 heures hebdomadaires, comparativement à 39 % parmi celles qui travaillent 16 heures et plus ».

Une tendance de fond

Selon les plus récentes données tirées de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire, 38 % des élèves avaient en emploi rémunéré en  2010-2011. Les filles (43 %) sont plus nombreuses que les garçons à occuper un emploi (34 %). Plus les jeunes avancent en âge, plus ils sont nombreux à travailler, dans une proportion qui passe de 31 % en 1resecondaire à 53 % en 5e secondaire. La majorité (71 %) des élèves en emploi travaillent moins de 11 heures par semaine, tandis que 14 % travaillent de 11 à 15 heures et 15 %, 16 heures ou plus.

Profil des élèves en emploi

Les jeunes qui sont issus d’une famille biparentale ou reconstituée ou qui sont en garde partagée sont plus nombreux à travailler que ceux qui viennent d’une famille monoparentale. Les jeunes dont les deux parents ont un emploi ou dont les deux parents sont nés au Canada sont aussi plus susceptibles d’avoir un travail rémunéré pendant les études, peut-on lire.

Un juste milieu à trouver

Si d’autres études avant celle-ci ont déjà établi que les élèves qui travaillent pendant de nombreuses heures sont aussi plus à risque de décrocher, de fumer ou d’avoir une consommation abusive d’alcool, certaines autres démontrent que le fait d’occuper un emploi a des effets bénéfiques ; cela les aide à se sentir valorisés ou à apprendre à gérer leur temps. L’étude démontre aussi que les élèves de 4e et 5e secondaire qui travaillent un petit nombre d’heures ont un niveau de détresse psychologique moindre que ceux qui ne travaillent pas du tout.

 

Source: LOUISE LEDUC , La Presse + consulté le 22 juin 2016

http://plus.lapresse.ca/screens/baf0b370-24ce-4b55-8ef6-b6ab7a635c43%7CPditDk8KUCWm.html

L’accès à l’information, au Québec, réserve bien des surprises qui méritent parfois de s’y arrêter.

La dernière concerne la nouvelle CSST, soit la CNESST (Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail). Il s’agit d’une fusion de la CSST, la Commission des normes du travail et la Commission de l’équité salariale.

La CNESST n’est pas financée par tous les contribuables, mais les employeurs du Québec par des cotisations. Il s’agit, tout compte fait, d’un organisme public.

Les voix s’élèvent pour revoir l’accès à l’information au Québec. Le gouvernement Couillard a annoncé qu’il allait devenir le plus transportant de l’histoire du Québec, qui a lancé sa stratégie de «Gouvernement ouvert».

Mais certains cas, comme celui-ci, soulèvent des interrogations.

Au début de l’année 2016, mon collègue a demandé, par accès à l’information, quels étaient les coûts découlant du changement de nom et de logo de la CSST pour celui de la CNESST. La réponse : 64 505 $. La facture est déclinée ainsi :

-18 600 $ pour l’enseigne au siège social.

-9 498 $ pour la signalisation à la clientèle.

-17 097$ pour l’envoi de feuillets d’information à la clientèle.

-8 180$ pour des stands d’exposition et des bannières.

-11 130$ pour des outils promotionnels.

Après coup, on apprend d’une source, que ce ne serait pas toute la vérité et que d’autres dépenses feraient grimper la facture «dans les six chiffres».

On n’a qu’à penser aux travaux informatiques nécessaires à la fusion des trois organismes en un seul, les signatures électroniques, les en-têtes sur les documents papier. En fait, on peut penser à tout ce qui n’est pas écrit dans la facture présentée pour le 64 505 $.

Nous avons donc écrit aux relations médias de la CNESST pour demander «tous les coûts liés à la fusion des trois organismes».

Les relations médias n’ont pas pu nous répondre et nous ont demandé de faire une demande d’accès à l’information. Lorsqu’une information est plus délicate, plus complexe ou qui exposerait des renseignements confidentiels, il n’est pas rare de se faire demander de passer par l’accès à l’information où les réponses sont scrutées par un ou des juristes.

Les responsables de l’accès à l’information de la CNESST avaient 20 jours pour nous répondre. Ils n’ont pas été capables et ont demandé 10 jours supplémentaires.

Ainsi, un mois plus tard, nous avons enfin eu la réponse qui finalement, était une lettre pour nous faire savoir que la CNESST refusait de nous répondre.

Dans la lettre, on nous dit que le coût est de 64 505 $, comme la première fois.

Pour les autres coûts que nous voulions connaître, la CNESST admet qu’ils existent, mais voici la réponse:

« Les travaux associés à la création de la Commission, incluant les travaux informatiques, ont été effectués dans le cadre des activités courantes de l’organisation et des budgets existants puisqu’aucun budget additionnel n’a été octroyé pour le regroupement».

Autrement dit, la CNESST, nous dit que parce que ces dépenses ont été intégrées dans les dépenses courantes, le public n’a pas à le savoir. Nous n’avons jamais demandé s’il y avait eu un budget additionnel. Nous voulions connaître le coût total des travaux. C’est tout. Le fait qu’une dépense ait été pigée dans un budget courant ou un budget additionnel n’avait aucune importance dans notre question.

La CNESST ajoute que la loi sur l’accès à l’information porte que sur les documents dont la communication ne requiert ni calcul, ni comparaison de renseignements. C’est vrai, ce sont plutôt les relations médias qui peuvent nous faire des calculs pour nous fournir des informations, mais les relations médias ont transféré notre question au service d’accès à l’information. La réponse, nous ne l’aurons pas, à moins de contester devant la Commission d’accès à l’information et ses délais de plusieurs mois.

Source:

JEAN-NICOLAS BLANCHET

Lundi, 20 juin 2016 15:40

http://www.journaldemontreal.com/2016/06/20/quand-un-organisme-public-decide-que-ce-nest-pas-de-nos-affaires

 

 

Les emplois d’été…

Publié: 16 juin 2016 par cattara dans Actualités

Les jeunes de notre régions seront au travail durant l’été!

Que doit on savoir lorsqu’on embauche des étudiants?  Écoutez notre chronique à Passion Rock 105,5 pour en savoir davantage!

 

Jeunes travailleurs soyez prudents cet été!    Pensez santé et sécurité au travail!

Comment adapter votre poste de travail à vos besoins?

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Tous les jours, bon nombre d’entre nous passons de nombreuses heures de travail devant le petit écran de l’ordinateur. Notre poste de travail doit donc être adapté à nos besoins.

Dans le cas contraire, cet environnement peut devenir une source de stress et d’inconfort pouvant même nuire à notre productivité et à notre bien-être. Les échéances à respecter et la complexité du travail ne sont pas les seules sources de malaises ou de mal-être.

Mobilier ergonomique pour toutes les catégories d’emploi

Les spécialistes de la santé au travail et du meuble ergonomique l’ont compris, si bien qu’il existe aujourd’hui du mobilier adapté aux besoins spécifiques pour toutes les catégories de travailleurs. Les caissiers des supermarchés par exemple qui souffrent souvent de troubles musculo-squelettiques ont maintenant accès à des comptoirs-caisses plus ergonomiques et à des bancs assis-debout visant à diminuer les maux de dos et l’inconfort au niveau de leurs membres inférieurs.

Les musiciens ont maintenant accès à un tabouret ergonomique, dessiné spécifiquement pour eux afin de prévenir les troubles lombaires. Des études ont d’ailleurs démontré que l’utilisation de ce tabouret par les musiciens des cordes en particulier avait permis de modifier leur posture et surtout la quantité des mouvements de leur bassin. La diminution des douleurs reliées à la pratique intensive de leur instrument a ainsi pu être démontrée scientifiquement.

Bureau moderne et ergonomie au bureau

Quant à la problématique des employés œuvrant dans un bureau, elle est la même, puisqu’ils sont tous assis, et ce, souvent toute la journée, que ce soit à leur poste de travail ou dans une salle de réunion. Si le mobilier de bureau n’est pas adapté et surtout ajustable aux spécificités de chacun (poids, grandeur, handicap particulier), cela provoquera assurément de la fatigue physique.

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité propose des fiches d’information sous forme de questions et réponses sur la vaste gamme de sujets liés à la santé et à la sécurité au travail, mais plus particulièrement par rapport à ce à quoi devrait correspondre le mobilier (ergonomie) et l’environnement d’un bureau moderne. Douze sujets y sont traités :

1- Achat de mobilier de bureau ergonomique;

2- Appuie-poignets;

3- Chaise à basculement frontal;

4- Disposition de l’écran;

5- Écran d’ordinateur et couleurs de l’affichage;

6- Exercices d’étirement au travail;

7- Facteurs de risque individuels;

8- Lunettes d’ordinateur;

9- Malaise oculaire chez les travailleurs de bureau;

10- Réglage des chaises de bureau;

11- Souris d’ordinateur;

12- Superficie minimale du poste de travail dans un bureau.

source: http://www.journaldemontreal.com/2016/05/30/comment-adapter-votre-poste-de-travail-a-vos-besoins

Le présentéisme vous connaissez?

Publié: 1 juin 2016 par cattara dans Actualités

Professionnels du réseau de la santé: au travail, même malades

Par Élisabeth Fleury- Le soleil

Un sondage mené ce printemps par la Fédération des professionnèles de la CSN (FP-CSN) auprès de ses membres révèle que plus de la moitié d’entre eux ont été contraints au présentéisme au cours de la dernière année, c’est-à-dire qu’ils se sont sentis obligés de rentrer au travail même s’ils étaient malades.

Plus particulièrement, 53,7 % des 1031 répondants ont dit s’être présentés au travail malgré un état de santé physique ou psychologique qui aurait pu justifier leur absence. Invités à qualifier leur charge de travail, 61,5 % ont répondu qu’il y avait constamment (38,6 %) ou fréquemment (22,9 %) surcharge, selon les résultats du sondage que la FP-CSN a fait parvenir au Soleil, lundi.

Cette surcharge de travail est d’ailleurs perçue par 81 % des répondants comme la principale conséquence des compressions budgétaires sur les professionnels. Viennent ensuite la dégradation des conditions de travail (59,9 %), l’ambiguïté de rôle (47,6 %) et l’augmentation des absences (46,4 %).

À la question «Quels sont, selon vous, les impacts des compressions budgétaires sur les clientèles», les professionnels ont pointé l’augmentation des délais d’attente dans une proportion de 70 % et la réduction de l’accès aux services dans une proportion de 69 %.

Le sondage révèle également que près de 10 % des professionnels sondés songent à quitter le réseau public d’ici les cinq prochaines années. Les répondants oeuvrent principalement en travail social, en ergothérapie, en éducation spécialisée et en psychologie.

La vice-présidente de la FP-CSN, Nancy Corriveau, n’est pas surprise des résultats du sondage. «On le sait que c’est problématique sur le terrain. Le gel des embauches, les compressions, les absences qui ne sont pas remplacées, c’est sûr que ça a un impact sur la charge de travail des professionnels, mais ça crée aussi des interruptions de services et des délais d’attente. […] Il y a aussi eu des décisions administratives de réduire l’offre de services. On privilégie donc les cas les plus lourds, et les autres doivent attendre. On ne peut pas faire de prévention ou d’intervention précoce», déplore Mme Corriveau.

D’où la forte proportion de répondants qui disent avoir été contraints au présentéisme. «Les professionnels savent que s’ils s’absentent, les clientèles n’auront pas de suivi», explique la syndicaliste.

Mme Corriveau note également que la réforme a créé une confusion des rôles. «Les gens ne savent plus qui fait quoi, il n’y a plus de gestionnaires de proximité, les décisions sont centralisées et les gens sur le terrain n’ont plus leur mot à dire», se désole la vice-présidente de la FP-CSN, qui représente plus de 5000 professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux.

source: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201605/30/01-4986691-professionnels-du-reseau-de-la-sante-au-travail-meme-malades.php