Archives de 1 juin 2016

Comment adapter votre poste de travail à vos besoins?

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Tous les jours, bon nombre d’entre nous passons de nombreuses heures de travail devant le petit écran de l’ordinateur. Notre poste de travail doit donc être adapté à nos besoins.

Dans le cas contraire, cet environnement peut devenir une source de stress et d’inconfort pouvant même nuire à notre productivité et à notre bien-être. Les échéances à respecter et la complexité du travail ne sont pas les seules sources de malaises ou de mal-être.

Mobilier ergonomique pour toutes les catégories d’emploi

Les spécialistes de la santé au travail et du meuble ergonomique l’ont compris, si bien qu’il existe aujourd’hui du mobilier adapté aux besoins spécifiques pour toutes les catégories de travailleurs. Les caissiers des supermarchés par exemple qui souffrent souvent de troubles musculo-squelettiques ont maintenant accès à des comptoirs-caisses plus ergonomiques et à des bancs assis-debout visant à diminuer les maux de dos et l’inconfort au niveau de leurs membres inférieurs.

Les musiciens ont maintenant accès à un tabouret ergonomique, dessiné spécifiquement pour eux afin de prévenir les troubles lombaires. Des études ont d’ailleurs démontré que l’utilisation de ce tabouret par les musiciens des cordes en particulier avait permis de modifier leur posture et surtout la quantité des mouvements de leur bassin. La diminution des douleurs reliées à la pratique intensive de leur instrument a ainsi pu être démontrée scientifiquement.

Bureau moderne et ergonomie au bureau

Quant à la problématique des employés œuvrant dans un bureau, elle est la même, puisqu’ils sont tous assis, et ce, souvent toute la journée, que ce soit à leur poste de travail ou dans une salle de réunion. Si le mobilier de bureau n’est pas adapté et surtout ajustable aux spécificités de chacun (poids, grandeur, handicap particulier), cela provoquera assurément de la fatigue physique.

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité propose des fiches d’information sous forme de questions et réponses sur la vaste gamme de sujets liés à la santé et à la sécurité au travail, mais plus particulièrement par rapport à ce à quoi devrait correspondre le mobilier (ergonomie) et l’environnement d’un bureau moderne. Douze sujets y sont traités :

1- Achat de mobilier de bureau ergonomique;

2- Appuie-poignets;

3- Chaise à basculement frontal;

4- Disposition de l’écran;

5- Écran d’ordinateur et couleurs de l’affichage;

6- Exercices d’étirement au travail;

7- Facteurs de risque individuels;

8- Lunettes d’ordinateur;

9- Malaise oculaire chez les travailleurs de bureau;

10- Réglage des chaises de bureau;

11- Souris d’ordinateur;

12- Superficie minimale du poste de travail dans un bureau.

source: http://www.journaldemontreal.com/2016/05/30/comment-adapter-votre-poste-de-travail-a-vos-besoins

Le présentéisme vous connaissez?

Publié: 1 juin 2016 par cattara dans Actualités

Professionnels du réseau de la santé: au travail, même malades

Par Élisabeth Fleury- Le soleil

Un sondage mené ce printemps par la Fédération des professionnèles de la CSN (FP-CSN) auprès de ses membres révèle que plus de la moitié d’entre eux ont été contraints au présentéisme au cours de la dernière année, c’est-à-dire qu’ils se sont sentis obligés de rentrer au travail même s’ils étaient malades.

Plus particulièrement, 53,7 % des 1031 répondants ont dit s’être présentés au travail malgré un état de santé physique ou psychologique qui aurait pu justifier leur absence. Invités à qualifier leur charge de travail, 61,5 % ont répondu qu’il y avait constamment (38,6 %) ou fréquemment (22,9 %) surcharge, selon les résultats du sondage que la FP-CSN a fait parvenir au Soleil, lundi.

Cette surcharge de travail est d’ailleurs perçue par 81 % des répondants comme la principale conséquence des compressions budgétaires sur les professionnels. Viennent ensuite la dégradation des conditions de travail (59,9 %), l’ambiguïté de rôle (47,6 %) et l’augmentation des absences (46,4 %).

À la question «Quels sont, selon vous, les impacts des compressions budgétaires sur les clientèles», les professionnels ont pointé l’augmentation des délais d’attente dans une proportion de 70 % et la réduction de l’accès aux services dans une proportion de 69 %.

Le sondage révèle également que près de 10 % des professionnels sondés songent à quitter le réseau public d’ici les cinq prochaines années. Les répondants oeuvrent principalement en travail social, en ergothérapie, en éducation spécialisée et en psychologie.

La vice-présidente de la FP-CSN, Nancy Corriveau, n’est pas surprise des résultats du sondage. «On le sait que c’est problématique sur le terrain. Le gel des embauches, les compressions, les absences qui ne sont pas remplacées, c’est sûr que ça a un impact sur la charge de travail des professionnels, mais ça crée aussi des interruptions de services et des délais d’attente. […] Il y a aussi eu des décisions administratives de réduire l’offre de services. On privilégie donc les cas les plus lourds, et les autres doivent attendre. On ne peut pas faire de prévention ou d’intervention précoce», déplore Mme Corriveau.

D’où la forte proportion de répondants qui disent avoir été contraints au présentéisme. «Les professionnels savent que s’ils s’absentent, les clientèles n’auront pas de suivi», explique la syndicaliste.

Mme Corriveau note également que la réforme a créé une confusion des rôles. «Les gens ne savent plus qui fait quoi, il n’y a plus de gestionnaires de proximité, les décisions sont centralisées et les gens sur le terrain n’ont plus leur mot à dire», se désole la vice-présidente de la FP-CSN, qui représente plus de 5000 professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux.

source: http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201605/30/01-4986691-professionnels-du-reseau-de-la-sante-au-travail-meme-malades.php