Quand le soleil nuit à la santé des travailleurs

Publié: 5 juillet 2017 par cattara dans Actualités

Il y a à peine un jour que nous avons du soleil et voici que l’on en parle comme d’un danger. J’en entends déjà dire, non mais ils ne sont jamais contents à CATTARA. Je vous le dis tout de suite : je m’inscris en faux. L’article portera exclusivement sur les moyens à prendre pour profiter pleinement des jours ensoleillés, lorsque nous devons travailler à l’extérieur.

Pour lire l’article cliquez ICI

Travail et chaleur d’été : Comment protéger vos employés? – 24 avril 2017

Vivement le retour de la chaleur et des beaux jours d’été! Le soleil plombe et offre un regain d’énergie à tous. Néanmoins, quelques précautions sont à prévoir lors de la saison chaude. Les fortes chaleurs d’été peuvent occasionner divers malaises et mettre en danger les travailleurs. Chaque année, en moyenne 18 travailleurs sont victimes de troubles liés au travail à la chaleur au Québec selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Quels sont les effets de la chaleur sur les employés qui travaillent à l’extérieur?
Effets de la chaleur sur la santé des travailleurs :

Les malaises créés par la chaleur sont différents d’un travailleur à un autre. Divers facteurs tels que l’état de santé des employés, l’effort physique, la température et l’humidité ambiante influencent la capacité à affronter les hautes températures.

Coup de chaleur (insolation)

Le corps humain tente de maintenir une température corporelle d’environ 37 °C. Cependant, le corps est vite malmené par de longues journées de travail à l’extérieur. Le thermomètre corporel peut vite grimper et atteindre plus de 40 °C. Si le corps ne parvient pas à se rafraîchir, un coup de chaleur soudain survient. D’abord, le travailleur pourrait ressentir des étourdissements, le vertige ou une fatigue inhabituelle. Si l’employé présente des propos incohérents, une perte d’équilibre ou une perte de conscience, il s’agit alors d’une urgence médicale. Il faut rapidement appeler les secours, transporter l’employé dans un endroit frais ou à l’ombre, enlever ses vêtements, asperger son corps d’eau et lui donner de l’eau en petite quantité, si possible.

 

Coup de soleil

Sous ce ciel bleu, se cachent des milliers de rayons ultraviolets (UV), lesquels rebondissent sur la peau. Grâce à eux, la peau brunit, mais elle peut aussi brûler. Mieux connue sous le nom de « coup de soleil », cette brûlure peut varier en gravité. La consultation médicale est recommandée dès que des cloches apparaissent sur la peau, car il s’agit alors d’une brûlure au deuxième degré.

La déshydratation

Par temps chaud, les risques de déshydratation sont élevés puisque le corps lutte constamment pour se rafraîchir. Pour ce faire, l’organisme évacue beaucoup plus d’eau par la transpiration qu’à la normale. Cette diminution en eau doit être contrebalancée, sans quoi une déshydratation surviendra.

Épuisement

L’épuisement se manifeste lorsque le travailleur ne compense pas la quantité d’eau et de sels minéraux que son corps a éliminés. Il présentera les symptômes tels qu’une fatigue intense, des maux de tête, une peau pâle et moite, des étourdissements, une respiration rapide et des crampes abdominales et musculaires.

Effets de la chaleur sur la performance des travailleurs :
Diminution de la concentration

D’abord, la chaleur oblige le corps à travailler plus pour maintenir sa chaleur corporelle à 37 °C. Cependant, ce processus augmente le flux sanguin et provoque une transpiration plus abondante. Cela peut affecter la concentration et la capacité d’accomplir des tâches mentales. Moins vigilant, l’employé augmente sans le savoir les risques de faire un accident.

Incapacité d’accomplir certaines tâches exigeantes

Les longues journées chaudes épuisent plus rapidement les employés lors d’un travail à l’extérieur. L’épuisement est tel que leur productivité en est réduite. Parfois trop fatigués, ils peuvent avoir de la difficulté à accomplir les tâches qui nécessitent plus d’énergie et de concentration.

Mesures à prendre pour protéger vos employés :
  • Fournir et favoriser la prise d’eau toutes les 20 minutes pour prévenir la déshydratation. Par contre, il est déconseillé de boire des boissons énergisantes et de l’alcool;
  • Prévoir un endroit à l’ombre ou à l’air climatisé pour les pauses des travailleurs;
  • Permettre de plus longues pauses lors des jours très chauds;
  • Obliger le port d’équipements de protection individuels (EPI). Suggérer le port de vêtements légers, de couleur claire et en coton pour permettre l’évaporation de la sueur;
  • Fournir de la crème solaire et favoriser son application pour protéger les travailleurs contre les coups de soleil;
  • Planifier les tâches et ajuster le rythme du travail afin que l’effort physique plus important soit le matin et plus léger en après-midi;
  • Recommander le port de casquette ou chapeau à vos employés pour protéger leur visage et leur cou;
  • Former les employés sur les dangers de travailler à l’extérieur quand il fait chaud. Une capsule informative est disponible sur notre nouvelle plate-forme Novo Studio. Celle-ci donne des solutions pour prévenir les risques en lien avec le travail à l’extérieur lors d’une chaleur accablante.

En résumé, il est primordial pour un travailleur et un employeur de prendre en considération les risques. L’adoption de bonnes méthodes de travail est une sage décision pour assurer la santé et la sécurité des employés.

 

Sources :

Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Travailler à la chaleur :la prévention en images, [En ligne], http://www.csst.qc.ca/prevention/theme/coup_chaleur/Pages/infographique-coup-de-chaleur.aspx
Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Travailler à la chaleur… Attention !- 2e édition, [En ligne], http://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/100/Documents/DC100-1125web.pdf
Centre patronal de santé et sécurité du travail du Québec (CPSST).«  S’acclimater… À la chaleur!», Convergence vol.18,n˚2, publié en avril 2002,[En ligne],
http://www.centrepatronalsst.qc.ca/documents/pdf/conv_avril_02.pdf#search=%22chaleur%22
Gouvernement du Manitoba. La chaleur et votre santé, [En ligne],
http://www.gov.mb.ca/health/publichealth/environmentalhealth/heat.fr.html#2

 

La pénurie de main-d’oeuvre agricole un peu partout au Québec a fait en sorte que de plus en plus de travailleurs migrants -particulièrement du Sud- passent leurs étés dans nos champs. Des travailleurs qui, théoriquement, bénéficient des mêmes droits que tous les autres travailleurs, en matière de santé et sécurité. Or, la réalité est parfois bien différente et peut laisser un goût amer…

Pour lire l’article en ligne cliquez ICI

L’omertà de migrants sans filet
Le Devoir, 1 juillet 2017 |Sarah R. Champagne | Actualités en société

 

Sur papier, des programmes roses d’emplois pour des citoyens du Sud. Dans la réalité, les failles d’un système qui laisse les migrants à découvert, du recrutement jusqu’à la prise en charge de leur santé.

En dehors des membres de la famille, les travailleurs migrants temporaires représentent aujourd’hui le quart de la main-d’oeuvre agricole au Québec. Ils ont les mêmes droits en matière de santé et de sécurité que tous les autres travailleurs, mais peuvent difficilement les faire valoir, que ce soit par crainte de perdre leur emploi ou par manque de canaux viables.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ne prévoit aucune intervention ciblée, aucun programme spécifique d’inspection, ni aucun mécanisme de suivi à distance des plaintes.

Les travailleurs qui veulent obtenir plus d’informations — au-delà d’une brochure vague et incomplète — ou faire une plainte auprès de la Commission doivent en outre faire eux-mêmes appel à un interprète. Les efforts de la CNESST sont ainsi jugés insuffisants, à la fois par des groupes de chercheurs et par le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce.

Avant même de se buter à ces obstacles systémiques, les travailleurs choisissent souvent de garder le silence après des blessures ou quand ils tombent malades.

Ce fut le cas de Milton Castillo. À 24 ans, il ne voit plus tout à fait la vie avec un regard jeune et clair. Après une blessure subie durant son travail dans des serres de tomates à Sainte-Marthe en Montérégie, son oeil gauche pourrait être compromis.

Le jeune Guatémaltèque est arrivé au Québec en octobre 2015, pour un contrat d’environ 15 mois. En juin 2016, il s’administre un coup à l’oeil en coupant les feuilles autour des plants de tomates. M. Castillo ne consultera un optométriste que sept mois plus tard, le 8 décembre 2016, alors que sa vision a déjà baissé. Il est alors dirigé en ophtalmologie pour subir potentiellement une chirurgie. Le coup a endommagé son cristallin et sa vision continuera à baisser si rien n’est fait.

Sa chirurgie attendra finalement son retour au Guatemala, le 6 janvier 2017. Milton Castillo dit avoir encore aujourd’hui « une vision embrouillée ».

Trois jours avant son départ du Canada, il avait finalement contacté Julio Lara, son représentant syndical des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Sans son aide, il lui aurait été très difficile d’obtenir un remboursement de 1375 $ de son assurance privée.

Garder le silence

De son côté, la directrice générale de Sagami, son employeur, assure avoir agi aussitôt qu’elle a été informée du problème.

Pourquoi Milton a-t-il alors attendu si longtemps ? « La personne responsable m’a dit de ne le raconter à personne, sinon ils allaient me renvoyer au Guatemala », répète-t-il à plusieurs reprises.

À l’instar de ses collègues, le jeune Castillo a choisi de garder le silence par crainte de perdre son emploi s’il demandait des soins de santé appropriés. « Je construis une maison, je ne suis qu’à la moitié. Et je voudrais bien pouvoir retourner au Québec », justifie-t-il.

L’absence de droit de rappel, donc de garantie d’obtenir du travail subséquemment, pèse très lourd dans les décisions individuelles des travailleurs. « Il y a une forte “conditionnalité” imprégnée, intériorisée par les travailleurs. On leur met tellement dans la tête que leur emploi dépendra de comment ils agissent, de comment ils performent, que cela influence leur perception et leur réaction », expose Dalia Gesualdi-Fecteau, professeure de droit à l’UQAM.
Plusieurs attendront de ne plus pouvoir supporter la douleur avant de faire une demande de consultation, a également conclu une recherche sur la santé des Mexicains et les Guatémaltèques à l’île d’Orléans.

Cette crainte d’être « retournés à l’expéditeur » s’avère fondée : les travailleurs agricoles migrants sont le plus souvent rapatriés dans leur pays d’origine pour des raisons médicales, chirurgicales ou à cause de blessures externes (y compris l’empoisonnement, précise-t-on). L’Association médicale canadienne calcule ainsi que près de 800 travailleurs ont été rapatriés pour des raisons médicales entre 2001 et 2011. Aucune mesure n’a été prise pour s’assurer de leur rétablissement.

Le cas de Sheldon McKenzie est devenu emblématique en la matière en Ontario. Ce Jamaïcain de 39 ans a été sévèrement blessé à la tête durant son travail chez un producteur de tomates dans le sud de la province, à Leamington. Sa cousine, Marcia Barrett, résidente de Winnipeg et dépêchée à son chevet, affirme qu’un agent de liaison du consulat jamaïcain avait montré beaucoup d’empressement à le rapatrier. Il est mort en septembre 2015.

Sans filet

 Le filet de sécurité inadéquat est contre-productif pour les inciter à parler, observe Julio Lara, du syndicat TUAC : « Même si les mécanismes sont là, la plupart des accidents de travail ne sont pas rapportés, les travailleurs ne connaissent pas les démarches. La CNESST brille par son absence. »

Une opinion partagée par Mme Gesualdi-Fecteau : « S’il y a un litige et que l’employeur interpellé par le travailleur dit “non, je ne t’amène pas consulter”, vers qui se tournera le travailleur ? »

« Transplantés ici sans aucune intégration », dit-elle, les travailleurs vivent l’isolement social propre au monde agricole, qui se double d’une barrière linguistique dans le cas des migrants agricoles.

Un programme spécifique d’inspection dans les fermes embauchant cette main-d’oeuvre a bien existé entre 2009 et 2012. L’intervention ciblait à la fois les employeurs et les travailleurs, pour distribuer de l’information et recueillir les commentaires, voire les plaintes.

La CNESST a depuis mis fin à ce programme. En moyenne, au cours des trois dernières années, seules 370 inspections ont été effectuées annuellement dans le secteur de l’agriculture, a indiqué une porte-parole au Devoir, sur un total de 11 000 établissements agricoles inscrits. À elle seule, la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’oeuvre agricole étrangère (FERME) représente 900 fermes. « Les inspections, ça n’arrive juste jamais », résume Julio Lara, représentant syndical.

Ces travailleurs ne font donc « pas suffisamment l’objet d’une attention particulière par les autorités de SST [santé et sécurité au travail] », conclut une étude cosignée en 2014 par six chercheurs de l’UQAM.

Ils se demandent pourquoi la CNESST n’est pas en mesure de rapporter les plaintes ou les simples appels d’information des travailleurs migrants agricoles. Elle compile pourtant les lésions professionnelles selon de nombreuses catégories, comme le sexe, l’âge, les membres atteints, le diagnostic, etc.

Les risques associés à l’agriculture, eux, sont pourtant bien documentés, et spécifiquement pour les travailleurs migrants : vomissements, brûlures sur la peau, chutes, hernies, problèmes abdominaux, amputation, fractures, maux de tête, épuisement et même la mort.

Depuis le début de l’année, au moins deux travailleurs agricoles temporaires ont trouvé la mort au Québec sur leur lieu de travail. Cesar Ariel Garcia Garcia, le 22 février, dans l’effondrement d’un bâtiment de la ferme Pittet à Saint-Tite et Benjamin Henandez Escareño, sous un tracteur-tondeuse à Saint-Clothilde alors qu’il travaillait pour Les Serres Lefort, le 13 juin dernier.

Il importe donc que les structures en place cessent de n’être que l’écho du silence de ces travailleurs. « Quand j’ai parlé, il était peut-être trop tard. Mais finalement, j’ai dû repartir quand même », illustre Milton Castillo.

 

Livreur à vélo: un métier dangereux….

Publié: 20 juin 2017 par cattara dans Actualités
UberEATS et Foodora transforment la livraison à vélo, mais pas les conditions de travail

Source: Le Devoir

Une forte pluie, charriée par un vent froid, tombe sur Montréal. Gilberto arrive trempé sur son vélo. Toute la journée, il a livré des repas au centre-ville et dans les quartiers centraux. « C’est le genre de journée difficile », dit le livreur à vélo, les traits tirés.

Gilberto, la jeune vingtaine, fait partie des centaines de livreurs qui sillonnent la ville sur deux roues. Il travaille pour UberEATS, qui offre depuis la mi-avril un service de livraison de repas. Gilberto fait aussi la livraison pour trois entreprises de messagerie à vélo. Depuis un an et demi, il croise sur son chemin des livreurs de Foodora, propriété du géant allemand Delivery Hero, reconnaissables avec leur chandail et leur boîte de livraison couleur rose bonbon.

L’industrie de la livraison à vélo prend de l’expansion, mais une chose a peu changé : les conditions de travail des livreurs. Les multinationales Uber et Foodora, qui brassent des affaires sur à peu près tous les continents, considèrent leurs livreurs comme des « travailleurs indépendants ». À l’ère de l’économie numérique, où la simple possession d’un téléphone intelligent peut faire de vous un « entrepreneur », les livreurs à vélo travaillent sans filet de sécurité.

« Ils prennent de gros risques, mais se font offrir peu ou pas de protection en cas d’accident ou de maladie, résume Stéphane Brassard, avocat spécialisé en droit du travail. Il y a énormément d’accidents, mais très peu sont rapportés. » Cet ancien coursier à vélo estime que les lois québécoises et canadiennes offrent une protection aux livreurs, même si les entreprises de livraison les considèrent comme des « travailleurs autonomes » ou des « partenaires d’affaires ».

« Les contrats sont faits pour éluder les lois, mais il y aurait matière à débattre devant les tribunaux », dit-il. Il estime que les livreurs à vélo qui travaillent principalement pour une seule entreprise auraient de bonnes chances d’être reconnus en tant que salariés ou « travailleurs dépendants ».

Petits et gros bobos

La plupart des livreurs interrogés disent avoir eu de petits et gros bobos en travaillant. Les chutes et les collisions sont fréquentes. Les coursiers n’ont aucune assurance maladie ou assurance invalidité. Et si leur vélo ou leur téléphone brise, c’est à eux de les réparer. Ou de les remplacer. « C’est un risque que je suis prêt à prendre. Je suis prudent », dit Gilberto.

Les 2000 coursiers de Foodora au Canada semblent satisfaits de leurs conditions de travail en tant que travailleurs indépendants, estime David Albert, directeur chez Foodora, à Toronto. « Nous les encourageons à prendre une assurance. Je ne suis pas avocat, mais nous avons l’impression que c’est la responsabilité des livreurs de cotiser à la CNESST [Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail] s’ils veulent faire une réclamation en cas d’accident », dit-il.

« Les messagers ne connaissent pas leurs droits. Et il est très difficile de les mobiliser, parce qu’il y a beaucoup de roulement de personnel », souligne de son côté Vincent Courcy, qui a longtemps été coursier à Montréal. Il a tenté de fonder un syndicat de messagers, au début des années 2000. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes a brièvement réussi. Mais le syndicat des messagers à vélo s’est dissous, entre autres à cause du manque de mobilisation.

L’intimidation des employeurs a aussi contribué à l’effritement de l’action syndicale : « Pendant la campagne syndicale, je me suis fait barrer par les entreprises », dit Vincent Courcy. Il a dû quitter l’industrie. Il est devenu postier.

Chance et rapidité

Les livreurs interrogés par Le Devoir, eux, sont généralement satisfaits de leurs conditions de travail. Gilberto, par exemple, dit gagner généralement plus que le salaire minimum en livrant des repas pour UberEATS. Le fonctionnement est simple : lorsqu’il active l’application sur son téléphone — en tout temps, quand il le veut —, Gilberto devient disponible pour faire des livraisons. Quand il se rend à un restaurant pour cueillir un repas à livrer, il reçoit 2,60 $, puis 0,85 $ par kilomètre parcouru (entre le restaurant et l’adresse du client), et enfin 1,20 $ lorsque le client reçoit sa commande. Les livreurs doivent payer une commission de 25 % à UberEATS sur chaque livraison effectuée.

« Lorsque la demande est forte dans certains quartiers ou que les conditions météorologiques sont mauvaises, ils reçoivent des incitatifs financiers qui varient selon l’heure et le secteur », précise Jean-Christophe de le Rue, porte-parole d’Uber.

Philippe, lui, livre pour Foodora et pour une entreprise de messagerie. La livraison de courrier à vélo offre une certaine stabilité. Tout est généralement prévisible : heures normales de bureau, volume de travail et chèque de paye. Comme les livreurs fréquentent souvent les mêmes bureaux, ils connaissent les raccourcis. Et une enveloppe, c’est beaucoup plus simple à livrer qu’un repas chaud.

Pour Foodora, c’est plus complexe : il y a des périodes creuses durant la journée. « Tu peux faire beaucoup d’argent si tu es vite et si tu es chanceux, si par exemple il y a beaucoup de commandes et que tu es proche du restaurant qui te demande de livrer », explique Philippe.

Il dit avoir déjà gagné à peine 7,50 $ pour une journée complète de travail. D’autres affirment gagner jusqu’à 40 $ de l’heure en livrant pour Foodora. L’entreprise, elle, indique que ses livreurs gagnent en moyenne 19,75 $ de l’heure à Montréal depuis le début de l’année 2017. Les livreurs reçoivent 4,50 $ par commande, plus 1 $ par kilomètre parcouru entre le restaurant et le client, plus leurs pourboires, indique David Albert, de Foodora.

À en juger par le nombre de livreurs au chandail rose qu’on voit dans les rues de Montréal, l’entreprise parvient à recruter sans trop de difficultés. Même durant un printemps marqué par les pires pluies depuis des décennies.

Deux servicesUberEATS a lancé son service de livraison pour restaurants le 19 avril dernier à Montréal. Certains livreurs sont à vélo, d’autres en voiture. 200 restaurants offrent leur menu sur cette plateforme. Le nombre de livreurs n’est pas précisé par l’entreprise.

Foodora, propriété du géant européen Delivery Hero, a lancé ses services en 2015 à Montréal. 350 restaurants offrent leurs repas sur cette plateforme, selon l’entreprise. Elle dit compter entre 200 et 250 livreurs à vélo à Montréal.

Accident de travail: la loi vous protège

Publié: 19 juin 2017 par cattara dans Actualités

Pas besoin d’avoir un métier à risque pour être victime d’un accident de travail.

Que vous receviez une dalle de béton sur la tête ou que vous vous tordiez la cheville en descendant un escalier, vous pourriez avoir droit à certains montants d’argent.

Un accident du travail… ou non ?

Plusieurs facteurs permettent de déterminer si un événement est un accident du travail au sens de la loi:

  • L’événement arrive de façon soudaine et imprévisible;
  • L’événement se produit pendant que vous faites votre travail ou pendant que vous êtes sous l’autorité de votre employeur;
  • L’événement vous a causé une blessure ou une maladie.

Vous n’êtes pas obligé d’être en pleine activité lorsque l’accident survient. Par exemple, si votre travail vous oblige à rester à la disposition de votre employeur durant votre pause dîner, un accident pendant cette période pourrait être considéré comme un accident du travail.

S’il vous arrive un accident de travail, votre employeur doit vous fournir les premiers soins et vous faire transporter, à ses frais, chez vous, à l’hôpital ou chez le médecin de votre choix, selon votre état.

Vous recevez un salaire pendant les deux semaines suivant l’accident

Votre employeur doit vous verser votre salaire net pour la journée complète où l’accident est survenu, même si vous avez dû quitter plus tôt. Si vous êtes incapable de retourner au travail en raison de l’accident, votre employeur doit également vous verser 90 % de votre salaire net pour chaque journée où vous auriez normalement travaillé au cours des deux semaines suivant le jour de l’accident.

Attention! Vous devez réclamer ces sommes à votre employeur par écrit en lui fournissant une attestation médicale dans les meilleurs délais après l’accident.

Vous pouvez recevoir d’autres sommes d’argent par la suite

Au Québec, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) peut indemniser les travailleurs pour un accident du travail. La majorité des travailleurs sont automatiquement assurés et n’ont rien à payer en cas d’accident de travail. Attention, certains travailleurs comme les travailleurs autonomes doivent s’inscrire et payer une cotisation à la CNESST pour bénéficier de cette protection.

En cas d’accident de travail, vous devez remplir le formulaire «Réclamation du travailleur» de la CNESST et lui fournir l’attestation de votre médecin pour pouvoir être indemnisé.

Votre employeur peut contester

Un employeur a le droit de contester les circonstances d’un accident. Par exemple, si vous vous blessez durant votre pause dîner alors que vous aviez l’obligation de rester sous la supervision de votre employeur. Dans un tel cas, l’employeur pourrait nier que les employés sont sous son contrôle durant leur pause dîner. Il devra alors le prouver devant la CNESST. L’employeur et l’employé peuvent faire venir des témoins pour confirmer leur version des faits.

Vous devrez passer d’autres examens médicaux si votre employeur ou la CNESST le demandent.

La décision de la CNESST

Après étude de votre dossier, la CNESST peut vous rembourser des frais médicaux et vous attribuer des indemnités pour remplacer votre revenu si vous devez vous absenter du travail plus de 14 jours en raison de votre accident.

Vous pourriez aussi recevoir des indemnités pour les conséquences de l’accident sur votre santé.

 

Texte informatif – Ce texte ne constitue pas un avis juridique; il est recommandé de consulter un avocat ou un notaire pour un tel avis. Éducaloi est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’informer les Québécois de leurs droits et obligations dans un langage clair».

OTTAWA, June 11, 2017 (GLOBE NEWSWIRE) — Jusqu’à récemment, la possibilité de considérer la protection solaire comme un des outils de santé et sécurité dans le cas des personnes qui travaillent à l’extérieur n’était pas un aspect auquel les employeurs ou les employés pensaient beaucoup.

Comme l’incidence des cancers de la peau à mélanome et sans mélanome est à la hausse, l’Association canadienne de dermatologie (ACD) veut rappeler aux personnes qui travaillent à l’extérieur à n’importe quelle période de l’année de se protéger et de s’occuper de leur propre santé en prenant des mesures appropriées de protection solaire.

On estime que 90 % des cancers de la peau au Canada sont attribuables directement à l’exposition aux rayons ultraviolets (UV). C’est pourquoi ce cancer est en grande partie évitable.

Il est encore plus urgent pour les personnes qui travaillent à l’extérieur, comme les maîtres-nageurs, les travailleurs de la construction, les paysagistes et les postiers, de prendre la protection solaire au sérieux. « Le travail à l’extérieur expose beaucoup de personnes à un grand risque de cancer de la peau parce qu’elles sont exposées régulièrement au soleil pendant des périodes prolongées et souvent pendant les heures de pointe lorsque le soleil est à son plus fort, soit entre 12 h et 15 h », déclare la Dre Jennifer Beecker, présidente nationale, Groupe de travail sur la prudence au soleil.

Depuis 1989, l’ACD informe les Canadiens au sujet de la protection solaire pour les personnes qui travaillent à l’extérieur et leur fournit du matériel d’éducation pour guider leurs politiques sur la santé et la sécurité au travail afin d’y inclure la protection contre les UV. Il faut toutefois informer les travailleurs de ce qu’ils peuvent faire au travail pour aider eux aussi à se protéger.

6 conseils à l’intention des personnes qui travaillent à l’extérieur

Selon le travail, il peut être plus facile ou plus difficile de pratiquer une protection solaire complète, mais il est possible de prévenir le cancer de la peau en prenant de simples précautions :

-Couvrez-vous. Portez des vêtements amples, des chemises à manches longues et des pantalons longs.

-Protégez-vous les yeux. Portez des articles de lunetterie de protection.

-Couvrez-vous la tête, le cou et les oreilles. Portez un chapeau à large rebord ou un casque de sécurité avec bord et un couvre-nuque.

-Prenez votre pause à l’ombre.  Sortez du soleil lorsque vous le pouvez, particulièrement entre 11 h et 15 h, période pendant laquelle les rayons UV sont à leur plus fort.

-Utilisez de l’écran solaire et du baume pour les lèvres. Utilisez un écran solaire a FPS de 30, à spectre large et hydrofuge et n’oubliez pas d’en appliquer de nouveau!

-Pratiquez la prudence pour la peau. Signalez le plus tôt possible à votre médecin les changements des plaques ou des grains de beauté sur la peau la détection précoce est importante.

Pour obtenir d’autres conseils sur la protection solaire dans le cas des personnes qui travaillent à l’extérieur, visitez https://sunsafetyatwork.ca/solar-uv-radiation (anglais seulement)

En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-13854972.html

Le milieu des affaires, tout en rappelant l’importance de la prévention, surveillera le contrôle des coûts
Pour lire l’article en ligne, cliquez ICI
Les entreprises devront contribuer un peu plus au Fonds de la santé et de la sécurité du travail l’an prochain (FSST), une décision qui s’explique surtout par la hausse des frais d’assistance médicale. Le milieu des affaires, qui comprend les raisons du geste, a mentionné l’importance d’un contrôle continu de certains coûts.

Pour chaque tranche salariale de 100 $, les employeurs verseront au Fonds la somme de 1,79 $, en hausse de 2 ¢, a indiqué vendredi la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Il y a seulement sept ans, le taux était de 2,19 $. La diminution graduelle a permis de générer des économies globales de 535 millions.

« La gestion responsable et rigoureuse des ressources financières confiées à la CNESST est une priorité de l’organisation,a indiqué l’organisme. Le FSST est en excellente santé financière à la suite des bons résultats des dernières années en ce qui a trait aux opérations du régime et aux rendements sur les placements. »

La CNESST a également indiqué que les lésions étaient en légère hausse en 2016 « après de nombreuses années de baisses importantes ».

Les sommes amassées en matière de santé et de sécurité du travail sont confiées à la Caisse de dépôt et placement du Québec depuis 1973. Au 31 décembre 2016, celle-ci gérait pour la CNESST environ 15,4 milliards, soit 6 % de l’ensemble de l’actif net de la Caisse.

Un plan a été mis en place en 2014 pour solidifier les assises financières du FSST afin d’affronter d’éventuelles turbulences sur les marchés. L’objectif est de générer un surplus de 110 %. Présentement, la réserve se situe à 109,7 %, soit un surplus de 1,3 milliard.

Efforts de prévention

« Après six années de diminution du taux de cotisation des employeurs à la CNESST, il est dommage que les circonstances » donnent lieu à une augmentation, a indiqué dans un communiqué le p.-d.g. de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Stéphane Forget. Il occupe aussi un siège au conseil d’administration de la CNESST.

« Nous ne rappellerons jamais assez l’importance de poursuivre les efforts en prévention des accidents du travail,a ajouté M. Forget. Il faut toutefois parallèlement s’assurer d’avoir des processus de réadaptation des travailleurs accidentés toujours plus efficaces et mieux encadrés. »

Les cotisations au FSST font partie des charges sociales qui comprennent aussi le Régime des rentes du Québec et le Régime québécois d’assurance parentale. D’autres taxes sur la masse salariale s’ajoutent, dont la cotisation pour le Fonds des services de santé et le 1 % de formation.

Le Conseil du patronat du Québec a indiqué qu’il souhaite être « vigilant pour s’assurer qu’un contrôle des coûts adéquat et équitable soit en place en matière d’assistance médicale ».

« Nous devons tous travailler à continuer les efforts de prévention des lésions professionnelles et nous assurer que le régime soit géré avec des mécanismes de contrôle adéquats, dans le respect des droits de tous,a affirmé son p.-d.g., Yves-Thomas Dorval. Le CPQ continuera d’agir en ce sens en tant que leader patronal en matière de santé et sécurité au travail. »

Pour lire l’article en ligne cliquez ICI

Source Radio-Canada avec CBC

Un couvreur de toitures, Joseph Isnor, écope de quatre mois de prison pour une énième violation à la Loi sur la santé et la sécurité au travail, en Nouvelle-Écosse.

Il s’agit de l’une des peines les plus sévères pour ce genre d’infraction dans l’histoire canadienne, selon le procureur spécial de la Nouvelle-Écosse affecté aux causes d’accidents de travail, Alex Keaveny.

Joseph Isnor en est à sa dixième condamnation, toutes pour avoir omis de s’assurer que ses employés utilisaient de l’équipement de protection adéquat en faisant le recouvrement de toitures.

L’infraction la plus récente est survenue à Halifax en août dernier, trois mois après qu’Isnor a écopé d’une peine de 15 jours de prison pour une autre violation.

En plus de la peine de prison, l’entrepreneur ne pourra travailler dans l’industrie du recouvrement de toitures pendant quatre mois.

« J’espère que [cette peine] démontre que lorsqu’on refuse de respecter les exigences de la loi, les conséquences seront de plus en plus sévères jusqu’à ce que le message passe », a déclaré Alex Keaveny.

De 2013 à 2016, 32 travailleurs néo-écossais ont perdu la vie dans des accidents de travail. Il y a eu 17 accidents mortels en 2013 seulement, ce qui avait mené à une campagne provinciale de promotion de la sécurité. Le nombre d’accidents mortels a chuté à deux l’an dernier.

Pour lire l’article en ligne, veuillez cliquer ICI

La plainte

Douleurs à la main

Une personne réclame une indemnité de remplacement du revenu à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) à la suite d’un arrêt de travail. La CNESST refuse de reconnaître que sa douleur et ses engourdissements à une main sont liés à une lésion professionnelle. Elle porte plainte au Protecteur du citoyen.

L’enquête

  • La dame effectue des mouvements répétitifs avec ses mains chaque jour dans le cadre de son travail.
  • Après quelque temps à subir de la douleur et des engourdissements à une main, elle consulte un médecin qui lui signe un arrêt de travail.
  • Le médecin diagnostique, à ce moment, une tendinite et soupçonne un tunnel carpien. Il demande un examen en imagerie par résonance magnétique pour confirmer le tout.
  • Entretemps, la dame réclame une indemnité de remplacement du revenu à la CNESST, car elle considère que la douleur est causée par les mouvements répétitifs qu’elle effectue au travail.
  • L’agent d’indemnisation de la CNESST refuse la réclamation, soutenant qu’un problème de tunnel carpien n’est pas causé par des mouvements répétitifs et, donc, que l’arrêt de travail n’est pas lié à une lésion professionnelle.
  • L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé que l’agent d’indemnisation avait complété l’analyse du dossier de la dame avant de recevoir le diagnostic final qui s’est avéré être une tendinite.

Le résultat

À la suite de l’intervention du Protecteur du citoyen, la dame a fait une demande de révision de son dossier à la Direction de la révision administrative de la CNESST. Cette dernière a alors reconnu que la travailleuse avait subi une lésion professionnelle puisque la tendinite était liée à son emploi. La travailleuse a ainsi pu obtenir l’indemnité de remplacement du revenu à laquelle elle avait droit, et ce, de façon rétroactive à son admissibilité.

Le salaire minimum va augmenter de 50 cents pour se fixer à 11,25 $ l’heure au Québec, aujourd’hui.

Le salaire minimum des salariés qui reçoivent des pourboires passera, quant à lui, de 9,20 $ à 9,45 $ l’heure.

L’idée d’un salaire minimum à 15 $ l’heure, continue toutefois d’alimenter les débats.

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques estime qu’un salaire minimum à 15 $ l’heure permettrait de mieux subvenir aux besoins des travailleurs à faibles revenus.

En revanche, l’Institut Fraser, un groupe de réflexion plus à droite, recommande de se concentrer sur la Prestation fiscale au travail pour aider les travailleurs.

L’économiste Pierre Fortin, quant à lui, affirme que la hausse du salaire minimum à 15 $ est une arme à double tranchant. Si elle n’est pas contrôlée, elle pourrait avoir un impact sur les emplois et le décrochage scolaire. Il estime que la solution la plus efficace serait d’offrir des déductions fiscales aux travailleurs pauvres.

Pour voir l’évolution du salaire minimum au Québec depuis 1987 cliquez ICI

1er mai: Journée internationale des travailleurs!

Publié: 1 mai 2017 par Karine S. dans Actualités
OPINIONS JOURNÉE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS 
Tiré de:  La Presse +
RECONNAÎTRE LE 1ER MAI

Le 1er mai est la Journée internationale des travailleurs, mais qu’attend donc le Québec pour l’officialiser ?

La confusion entre la fête du Travail célébrée en septembre et celle célébrée le 1ermai perdure depuis trop longtemps.

Rappelons-nous que c’est à la suite d’un large mouvement de grèves déclenché le 1er mai 1886 aux États-Unis afin d’obtenir la journée de travail de huit heures que tout a commencé. De triste mémoire, cette grève fit trois morts parmi les travailleurs de la société Mc Cormick de Chigago. Puis, le lendemain de cette tuerie, une bombe a explosé tuant sept policiers et en blessant plus de 70 autres. Parmi les leaders de cette grève, malgré les preuves incertaines de leur implication dans cet acte, huit ouvriers furent condamnés et quatre d’entre eux furent pendus.

C’est la deuxième Internationale socialiste, réunie à Paris trois ans plus tard, qui déclara le 1er mai jour chômé en l’honneur des événements de Chicago. Depuis, ce jour est reconnu presque partout dans le monde comme la Journée internationale des travailleurs. C’est une journée de réflexion et de joie d’avoir pu contribuer à réduire de parfois plus de seize à huit heures la durée maximale d’une journée de travail.

La Fédération américaine, quant à elle, a choisi le mois de septembre pour cette fête du Travail (Labor Day), jetant ainsi dans l’oubli la lutte de ces personnes mortes pour contrer les abus.

Pourquoi le Québec devrait-il s’aligner sur cette perte de mémoire, pourquoi devrions-nous être à la remorque des États-Unis ?

Depuis plusieurs décennies au Québec, nous assistons en ce 1er mai à des rassemblements de travailleurs portant des revendications de justice sociale et de politiques économiques au service des citoyens, entre autres. Malheureusement, cette fête n’est pas chômée et pourtant, ce 1er mai devrait être en cohérence avec l’ensemble des travailleurs de tous les pays.

Demandons et exigeons du Québec cette reconnaissance sociale et politique envers les travailleurs qui sont au quotidien sur la première ligne pour réaliser le développement et l’avenir du Québec.