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COMMUNIQUÉ

Publié: 10 août 2022 par cattara dans Actualités

Pour diffusion immédiate

Bien que cela ne soit pas un phénomène nouveau, le travail des enfants de moins de 14 ans a pris ces derniers temps des proportions inquiétantes. « Il est évidemment trop tôt pour apporter des chiffres exacts, explique Mario Dufresne, agent de développement et intervenant au Comité d’appui aux travailleurs et travailleuses accidentés de la région des Appalaches (CATTARA), mais on a juste à aller jeter un œil dans les endroits de restauration rapide ou dans les magasins et épiceries pour constater que le personnel rajeunit de jour en jour. »

Or, ce qui préoccupe CATTARA, ce n’est pas nécessairement que de jeunes enfants travaillent durant l’été et même les fins de semaine, c’est surtout le fait qu’il n’existe que très peu d’encadrement qui répondent aux besoins particuliers de cette clientèle de travailleurs qui est parmi, sinon, la plus à risque d’accidents.

Des données qui en disent long

Si l’on s’en tient qu’aux données concernant les accidents de travail impliquant des jeunes de moins de 16 ans, rapportés à la CNESST au cours de l’année 2021, on constate une augmentation de 36% par rapport à l’année précédente. Cela signifie que 203 enfants ont été blessés au travail comparativement à 149 en 2020. N’oublions pas que l’on parle ici de jeunes qui ont eu le courage de déposer une réclamation ou une plainte à la CNESST. Pour ce nombre, combien de blessures n’ont pas été déclarées avec les conséquences que cela peut avoir.

« Enfin, ajoute l’agent de développement, comme le nombre de jeunes sur le marché du travail ne cesse d’augmenter, il serait surprenant que le nombre d’accidents ne suive pas la courbe.

Ce qui inquiète CATTARA, outre le nombre d’accidents, c’est la banalisation que l’on semble faire du travail des enfants. « Ce qui étonne, à ce sujet, c’est que très peu de personnes s’inquiètent de l’impact que tout ça aura tant sur le rendement scolaire que sur l’équilibre physique et psychologique des enfants, poursuit Mario Dufresne. J’ai l’impression que l’on se dit ‘ce sont des impératifs économiques qui dictent la situation actuelle, donc on verra plus tard’. Mais non c’est maintenant qu’il faut se pencher sur la question, car plus tard, ce sera peut-être trop tard. C’est peut-être l’avenir de nos enfants qui est en jeu. Il faut que les élus, notamment le ministre du Travail, mais aussi de la Santé et de l’Éducation analysent rapidement tous les tenants et aboutissants de ce phénomène-là et surtout, qu’ils à se positionner.»

Pas tout à fait contre

Toutefois, le porte-parole de CATTARA insiste pour dire que l’organisme n’a pas pris parti pour ou contre ou le travail des enfants. « On dit simplement que vu l’ampleur que ça a pris au cours des dernières années, il est plus qu’urgent de trancher la question une bonne fois. »

Une enquête remontant au début de la pénurie de main-d’œuvre, 2016-17, avait montré que la moitié des jeunes fréquentant l’école secondaire, était également sur le marché du travail. « À CATTARA, poursuit Mario Dufresne, lorsque nous rencontrons les élèves de 5e Secondaire, on constate en posant la question, que c’est maintenant l’exception qui ne travaille pas en plus d’étudier, quand ce n’est pas la classe entière qui occupe un emploi. Parfois au-delà de 30 heures semaine. »

Pas d’âge minimum

Il faut avoir en tête que, contrairement à ce que l’on croit, au Québec il n’y a pas d’âge minimum pour commencer à travailler, si ce n’est qu’en dessous de 14 ans il faut une autorisation signée par un parent. Le Québec est la seule province qui n’a pas légiféré à propos d’un âge minimum pour se retrouver sur le marché du travail.

Bien sûr, explique l’intervenant, il y a des restrictions quant aux heures à respecter par l’employeur et aux charges de travail, encore faut-il que le jeune refuse une tâche qui lui semble risquée ou au-dessus de ses forces, autrement tout est laissé au bon vouloir de l’employeur.

En conclusion, pour CATTARA, nous sommes en face d’un phénomène de société qui ne semble pas vouloir disparaître et qui entraînera des répercussions sur la génération qui pousse. « C’est donc un choix collectif qui s’impose. »

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Source : Mario Dufresne 418 338-8787

Montage. Photos prises sur Canva

Comme vous le savez sûrement les victimes d’accidents de la route ayant atteint l’âge de 65 ans ne verront désormais plus leurs indemnités réduites et cessées rendues à 68 ans.

Toutefois pour les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, rien n’a changé. Dès que vous avez atteint 65 ans vos indemnités sont réduites de 25%, puis 50%, 75% et plus rien, rendus à 68 ans.

Nous croyons que le gouvernement, plutôt que d’avoir corrigé une injustice, en a créé une autre en établissant deux classes de personnes accidentées.

C’est pourquoi le Comité d’appui aux travailleurs et travailleuses accidentés de la région des Appalaches (CATTARA) a besoin de vous et de vos témoignages qui seront envoyés aux député.es de nos circonscriptions et au ministre du Travail de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, afin de demander que justice soit aussi rendues pour les travailleuses et travailleurs accidentés ou victimes de maladies professionnelles.

Vous pouvez nous joindre au 418 338-8787 ou sans frais au 1- 877 838-8787 ou par courriel cattara.sst@gmail.com.

Voici l’article VAUT MIEUX ÊTRE BLESSÉ SUR LA ROUTE… QU’AU TRAVAIL

Paru dans : Le Soleil et La Tribune le 23 février 2022

Merci beaucoup à ces personnes qui ont donné leur vie ou leur santé pour nous.

NE LES OUBLIONS PAS!❤️

MARIO DUFRESNE
Directeur CATTARA POINT DE VUE /

 

Au début du mois de février, le gouvernement Legault, par l’entremise de son ministre des Transports, François Bonnardel, était tout fier d’annoncer qu’il avait « entendu » ceux qui se plaignaient de l’iniquité qui frappait les personnes invalides suite à un accident de la route, dès qu’elles atteignaient l’âge de 65 ans. Dorénavant, elles continueront d’être indemnisées jusqu’à leur décès! Sans réduction des sommes qui leur seront versées lorsqu’elles auront l’âge de toucher leur pension de vieillesse. Tant mieux.

Mais pourquoi les accidentés du travail n’ont-ils pas droit au même traitement? Est-ce que finir ses jours en chaise roulante est moins souffrant si l’accident s’est produit sur le lieu de travail, plutôt que sur la route? Non, bien sûr. Donc, essayons d’y voir plus clair.

Tout d’abord, remontons un peu en arrière, histoire de bien comprendre et être en mesure de comparer. 

Prenons l’exemple de Jean-Pierre (nom fictif, mais cas réel). Jean-Pierre travaille sur la construction. En 2008, alors qu’il est à installer une poutrelle, il fait une chute d’une quinzaine de mètres qui lui vaut des mois de réhabilitation. À plusieurs reprises, il tente de retourner au travail dans des emplois dits « convenables » dans le jargon de la CNESST, c’est-à-dire adaptés à ses capacités. Mais peine perdue, il doit se rendre à l’évidence, il ne pourra plus travailler. La CNESST lui verse alors ses indemnités de remplacement de revenu (IRR), soit 90% de son salaire net, qu’il touchera jusqu’à l’âge de 65 ans. Ensuite, son IRR sera amputé de 25%, à 66 ans ce sera 50%, puis 75% et finalement rendu à 68 ans plus rien. Il aura sa pension de vieillesse et sa rente du Québec. Ne sautez pas aussi vite aux conclusions, car on est loin du pactole. Depuis 2008 (année de son accident), Jean-Pierre n’a pas cotisé à sa rente du Québec, puisqu’il ne travaillait pas. De plus, il a été travailleur autonome un bout de temps, avant d’aller sur la construction. Résultat: une rente de 161$ par mois.

Or, si Jean-Pierre s’était retrouvé dans la même situation, mais à cause d’un accident de la route, il aurait continué à toucher ses indemnités de remplacement de revenu jusqu’à son décès. Je repose ma question: pourquoi ces deux poids deux mesures?

Maintenant, réécoutons les paroles du ministre Bonnardel. « Ce projet de loi permet de corriger une erreur commise par les gouvernements précédents et qui a des conséquences financières majeures pour les victimes de plus de 67 ans.» Dans le même communiqué, émis par son ministère, on insiste que ces modifications auront pour effet de permettre aux accidentés de la route d’avoir « une retraite décente alors que, depuis 1990, elles n’ont plus accès à l’indemnité de remplacement du revenu à 68 ans.»

Est-ce que François Bonnardel adressait aussi son message au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et responsable de la CNESST, Jean Boulet?

Bref, le traitement réservé aux accidentés de la route âgés de plus de 65 ans depuis 1990 est jugé inéquitable. Soit. Et celui réservé aux victimes d’un accident du travail dans ce même groupe d’âge serait, lui, équitable? Pour Jean Boulet, il semblerait que oui…

Ah j’oubliais, Jean-Pierre a 63 ans. Donc, Monsieur le ministre, il vous reste deux ans seulement pour corriger cette situation et faire en sorte que Jean-Pierre puisse jouir d’une retraite paisible, confortablement installé dans… sa chaise roulante. 

Paru dans : Le Soleil et La Tribune le 23 février 2022

Venez poser vos questions à Me Sophie Mongeon, avocate spécialisée en maladies professionnelles.

Quand? Mardi 15 mars à 19 h 30

Où? L’Espace culturel Le Vitrail (1254, rue Sainte-Marthe, Thetford Mines)

Nous vous attendons!

* Conception: Courrier Frontenac.-

« Vieillir chez-soi ou déménager? »

Publié: 20 août 2021 par cattara dans Actualités

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Sous le thème « Vieillir chez-soi ou déménager? » l’ACEF- ABE offre
une série d’ateliers pour les aînés sur le territoire de la MRC des Appalaches

Thetford Mines, le 16 août 2021 – L’Association coopérative d’économie familiale – Appalaches Beauce Etchemins (ACEF-ABE) offre dès septembre son programme de dix ateliers pour aînés et leurs proches « Vieillir chez soi ou déménager? ». Ce programme d’ateliers est offert dans cinq MRC soit les Appalaches, la Nouvelle-Beauce, les Etchemins, Robert-Cliche et Beauce-Sartigan.

Expérimentée en Appalaches au cours de l’hiver et du printemps 2020 et réalisé en étroite collaboration avec des bénévoles de la FADOQ – comité secteur Appalaches, des intervenants du CISSS-CA et des professionnels qui oeuvrent dans plusieurs domaines, une première série d’ateliers a réuni 151 participants. L’évaluation confirme par ailleurs un très haut niveau de satisfaction.

C’est grâce à un aide financière de 154 910$, obtenue récemment dans le cadre du Programme Québec ami des aînés (QADA) auprès du Secrétariat aux aînés – Ministère de la Santé et des Services sociaux que l’ACEF-ABE présente ce programme inspiré par des aînés qui a pour objectif d’offrir de l’information et des outils contribuant à conserver sa qualité de vie et son autonomie le plus longtemps possible.

Pour atteindre cet objectif, le programme présente des informations permettant de :

  • Dresser un portrait clair de sa situation personnelle menant à des choix éclairés qui tiennent compte de différents aspects : budget, besoins, désirs, etc.;
  • Être informé des services et des ressources disponibles dans son milieu de vie pour vieillir en sécurité et préserver son autonomie;
  • Connaître ses droits, ses ressources et ses recours pour vivre dans la dignité.

Le programme est offert en présentiel ou chez-soi par Zoom. Le coût est de 25$ par participant et il comprend :

  • Dix ateliers de 1 h 30 suivis d’un café-rencontre pour partager et poser vos questions.
  • Un guide du participant contenant tout le matériel présenté lors des ateliers et des activités complémentaires sur le site Internet.
  • Une formation informatique individuelle est offerte gratuitement à tous les participants qui en ont besoin.

Dans la MRC des Appalaches, les ateliers seront présentés à la Salle le Marquis des Chevaliers de Colomb de Black Lake les jeudis après-midi (à compter de 13h30) soit du :  16 septembre au 18 novembre 2021 ou du 17 mars au 17 mai 2022. Cela au choix du participant et selon les disponibilités.

Madame Chantal Bernard, la coordonnatrice du programme « Vieillir chez-soi ou déménager? » invite les personnes intéressées à participer aux ateliers à consulter le site Internet : www.vieillirchezsoi.org pour obtenir plus d’information et à s’inscrire auprès de l’ACEF – ABE , en téléphonant au plus tôt au 418 338-4755 poste 310.

Prendre note que le nombre de participants est limité et s’il y a lieu les directives sanitaires de la Santé publique devront être respectées.

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Créée en 1967, l’ACEF – Appalaches – Beauce – Etchemins est une association à but non lucratif vouée à la défense et à la promotion des droits des consommateurs, des locataires et des personnes assistées sociales. Nous accompagnons également les gens dans la gestion de leur finance personnelle et les supportons pour trouver des solutions à leur endettement. Avec ses sept points de service, elle couvre les territoires des Appalaches, de la Beauce et des Etchemins.

Pour obtenir des informations complémentaires, merci de contacter :        

            Chantal Bernard

            Agente de développement et chargée de projet volet aînés

            ACEF – ABE

       Site Internet : www.vieillirchezsoi.org

            chantal.bernard@acef-abe.org  

            418-338-4755, poste 305

Titre : Communiqué Appalaches 16 août 2021 (FADOQ)

LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS D’ABORD!

MÉMOIRE PRÉSENTÉ AU

BUREAU D’AUDIENCES PUBLIQUES SUR L’ENVIRONNEMENT (BAPE)

PAR

LE COMITÉ D’APPUI AUX TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES ACCIDENTÉS DE LA RÉGION DES APPALACHES (CATTARA)

THETFORD MINES, 2020
PRESENTATION
Le Comité d’appui aux travailleurs et travailleuses de la région des Appalaches (CATTARA) est un organisme communautaire incorporé selon la Loi des compagnies, partie III.
L’organisme a été fondé le 17 septembre 1987 à Thetford Mines.
Sa mission consiste en la défense des droits des travailleuses et travailleurs accidentés ou victimes de maladies professionnelles.
Il poursuit également des objectifs de prévention et de sensibilisation relativement aux normes du travail, aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.
Il est régi par un conseil d’administration formé de sept membres dûment élus en assemblée générale pour des mandats d’une année. Ces mandats peuvent être renouvelés.
CATTARA compte 42 membres, majoritairement des personnes qui sont ou ont été victimes d’accidents ou de maladies professionnelles.
L’organisme traite en moyenne 200 dossiers d’accidents ou de maladies professionnelles par années.
Avec son siège social à Thetford Mines, CATTARA est directement concerné par les questions relatives à la santé des travailleuses et travailleurs et ex-travailleuses et travailleurs en contact avec des minerais contenant de l’amiante.
Le Comité d’appui des travailleurs et travailleuses accidentés de la région des Appalaches compte sur les services de deux employés à temps plein. Un superviseur, ex-commissaire de la Commission des lésions professionnelles (aujourd’hui Tribunal administratif du travail) et ex-président syndical à la Mine d’amiante BELL et formateur à la retraite en santé et sécurité et normes du travail au sein du syndicat des Métallos.
CATTARA intervient régulièrement dans les médias sur toutes questions relatives à la santé, la sécurité et les normes du travail.

PRÉAMBULE
D’entrée de jeu, il importe d’affirmer que le Comité d’appui aux travailleurs accidentés de la région des Appalaches (CATTARA) est conscient que l’amiante constitue un produit dangereux ayant un potentiel cancérigène élevé. Plusieurs médecins et chercheurs en ont fait la démonstration et nous n’avons aucunement l’intention de nous opposer ni de nous substituer à eux. À chacun son champ d’intervention.
À CATTARA, nous côtoyons au quotidien des personnes victimes d’accidents ou de maladies professionnelles. Certains cas sont déchirants, principalement lorsque la mort est imminente. Les cas de mésothéliome et d’amiantose sont de ceux-là.
Nous n’avons donc aucun objectif de minimiser la dangerosité de l’amiante ou des risques que comporte la manipulation du produit. Les scientifiques se sont suffisamment penchés sur la question; prétendre le contraire serait faire preuve de mauvaise foi.
Toutefois, nous sommes en mesure de constater que les cas de cancer reliés à l’amiante, qui ont été référés à notre organisme, remontent tous à une époque où la protection et l’encadrement n’étaient pas de rigueur dans l’industrie. Nous ne voulons pas mettre en doute ici qu’il y ait d’autres cas avérés et plus récents, mais à notre connaissance, ceux-ci réfèrent à d’autres secteurs industriels, notamment le domaine de la construction, et sont concentrés plus spécifiquement dans les grands centres urbains.
C’est pourquoi, la position de CATTARA en sera une qui va dans le sens suivant : que les éventuels promoteurs de projets de valorisation des résidus miniers mettent en place et appliquent les mesures de protection en vigueur dans l’industrie minière. Notamment, comme c’était le cas dans notre région, la mesure de la qualité de l’air ambiant tout comme les techniques de mouillage du sol.

LES ENJEUX ÉCONOMIQUES
Bien que notre secteur d’intervention ne soit pas directement lié à l’économie de la région, force est de constater que cet aspect de la question de la valorisation des résidus miniers est au cœur du débat et nous ne pouvons pas en faire abstraction.
On évalue à plus de 800 millions de tonnes les résidus qui se trouvent présentement dans les régions de Thetford Mines et d’Asbestos et qui composent ce que communément nous appelons les haldes. On estime que ces résidus sont composés en moyenne à 20% de fibre d’amiante, selon les chiffres fournis par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Toutefois, ils contiendraient également une forte concentration de magnésium, environ 35%, selon la docteure Emmanuelle Cecchi de l’Unité de recherche et de service en technologie minérale (URSTM). Ce qui représente un potentiel énorme de revalorisation.
Or, ce qui semble être le nœud de la controverse qui oppose la santé à l’économie d’une région repose essentiellement, à notre avis, sur les moyens à utiliser et les mesures à prendre lors de la manipulation des résidus miniers et de l’extraction de certains minéraux qu’ils contiennent.
À CATTARA, nous sommes d’avis que la santé des travailleuses et des travailleurs n’est pas incompatible avec le développement économique des deux régions concernées. Loin de nous, cependant, l’idée de donner carte blanche à l’industrie, péchant ainsi par crédulité ou par naïveté.
Lors des auditions sectorielles du 24 janvier 2020, nous avons été à même de constater qu’il est envisageable, pour les groupes qui oeuvrent à la défense des travailleuses et travailleurs victimes d’accidents ou de maladies professionnelles, de s’asseoir à une même table afin de faire en sorte que des mesures raisonnables soient prises dans le but de garantir la santé et la sécurité de ces travailleuses et travailleurs.
Pour CATTARA, cette position laisse des ouvertures qui vont dans le sens que nous préconisons c’est-à-dire faire cohabiter santé, sécurité, environnement et économie.

DES MESURES NÉCESSAIRES À RESPECTER
Le rapport sectoriel de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) fait valoir la question des étapes de manipulation, de manutention et du transport des résidus miniers. Cette question soulève des inquiétudes, notamment le risque d’exposer les travailleurs à l’empoussièrement. Un risque avéré.
Or, il existe différentes mesures à appliquer afin de pallier ce problème. On le voit d’ailleurs sur plusieurs chantiers. Même que parfois on peut croire qu’il y a exagération, comme l’ont souligné plusieurs intervenants régionaux lors des auditions précédentes.
Comme c’était le cas lors des dernières années d’exploitation des mines d’amiante, CATTARA recommande que des tests mesurant la qualité de l’air ambiant soient pris sur une base régulière et systématique sur les chantiers, et cela par des firmes indépendantes. Nous laisserons le soin à d’autres d’élaborer davantage sur le sujet. Cependant, nous tenons à faire remarquer que les mesures à appliquer devraient l’être en proportion du niveau de risque auquel est exposé le travailleur. Cela éviterait bien des incongruités.
Mais revenons à ce qui nous motive, soit la primauté de la santé des travailleuses et des travailleurs ainsi que les moyens à mettre en place pour l’assurer.
Comme nous le soulignions plus haut, plusieurs mesures de protection sont déjà en application sur les chantiers où il y a présence d’amiante. Ainsi, lorsqu’il est question des émissions de poussière, il faudra, outre les mesures de l’air ambiant, tenir compte obligatoirement de l’exposition des travailleurs à la poussière et prendre les mesures nécessaires. En fait, comme à l’époque où les mines étaient en opération, l’abattement de la poussière avec de l’eau prévalait, ainsi que l’utilisation d’un vêtement de protection, d’une protection respiratoire, etc.
Pour CATTARA, il est essentiel que tout intervenant concerné par l’implantation d’un projet visant la revalorisation des résidus miniers puisse avoir son mot à dire dans tout le processus d’élaboration. Tant du point de vue de la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs qu’au plan environnemental ou économique. Ce n’est qu’en se concertant que l’on parviendra à concilier ces trois aspects majeurs pour le développement des régions.

CATTARA est aussi en accord avec les intervenants qui ont tracé un parallèle entre un projet de valorisation et les sites d’enfouissement sanitaire, afin que les sites miniers concernés soient assujettis aux dispositions du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST).
Par exemple, des prélèvements d’air en zone respiratoire, fait à hauteur raisonnable, permettront de mesurer l’intensité de l’exposition du travailleur et s’assurer de l’exactitude des moyens de protection en place.

L’ENVIRONNEMENT AU SENS LARGE DU TERME
Dans le chapitre précédent, nous abordions la question des sites d’enfouissement comme modèle de mesures de santé et de sécurité. Nous aborderons maintenant plus en détails cet aspect en regard des résidus miniers contenant de l’amiante.
Quoi que l’on dise, l’amoncellement des résidus miniers pose un dilemme qui touche à la fois l’environnement et la santé publique. Que faire lorsque l’on entend toutes sortes d’histoires d’horreur à propos des résidus d’amiante qui composent les haldes ? Une autre question se pose. Pourquoi, si les alentours de ces montagnes de résidus sont si dangereux, accepte-t-on que plusieurs centaines de familles continuent d’habiter cet environnement ? Le danger est-il uniquement pour les autocars de touristes ? Sinon, pourquoi ne les déménage-t-on pas au nom de la santé publique ?
Ce point, bien qu’il ne vise pas directement les travailleuses et travailleurs de la région, préoccupe grandement notre organisme.
Il y a une autre question à laquelle nous croyons qu’une réponse s’impose. Si le taux de dangerosité est exact, que fera-t-on de ces véritables montagnes de résidus si aucune entreprise n’obtient l’autorisation de s’en occuper? Si ces montagnes sont aussi dangereuses que plusieurs le prétendent, il serait totalement inconscient de les laisser en place. Il faudrait donc les enfouir. Mais où? Les sites d’enfouissement débordent déjà. En créer de nouveaux serait pour nous un non-sens et une insulte à la protection de l’environnement. Et ce, sans compter les coûts exorbitants qu’un tel chantier entrainerait.
À notre avis, avec un encadrement adéquat, l’extraction des minerais autres que l’amiante contenus dans les résidus apparaît une solution parfaitement logique et défendable relativement aux questions environnementales qui en découlent. Toutefois, il faudra l’assurance que toutes les étapes relatives à l’extraction des minéraux soient exécutées en respectant les normes établis en matière de santé et sécurité.
EN CONCLUSION
De toutes les hypothèses concernant les amoncellements de résidus miniers qui se trouvent dans la région de Thetford Mines et d’Asbestos, nous croyons que la valorisation des minéraux qu’ils contiennent, comme le magnésium, est un choix sensé et celui qui nous semble le plus raisonnable afin de conjuguer santé, sécurité, environnement et économie.
Toutefois, ces chantiers ne doivent pas voir le jour sans les garanties que la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs sera assurée et que les mesures d’encadrement seront respectées et proportionnelles aux risques.
À l’instar de plusieurs intervenants, nous voulons en terminant reposer la question qui hante bien des esprits, si le danger est si grand, pourquoi accepte-t-on que des familles vivent à proximité des haldes ?

COMMENT ÇA MARCHE À LA SAAQ… APRÈS UN ACCIDENT?

Publié: 7 novembre 2018 par cattara dans Actualités

Vous avez été victime d’un accident de la route? Votre condition après l’accident nécessite de l’aide à domicile? Un de vos proches est décédé dans un accident? Piéton, cycliste ou automobiliste, quelle que soit la raison, du moment que vous vous sentez concerné par le Régime d’assurance automobile du Québec le Comité d’appui aux travailleurs et travailleuses accidentés de la région des Appalaches (CATTARA) vous propose  un atelier-conférence de monsieur Steve Simard, conseiller à l’information à la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ), le 29 novembre prochain au Centre communautaire Marie-Agnès-Desrosiers, 37 Notre-Dame Ouest à Thetford Mines.

Opioïdes ou cannabis?

Publié: 31 octobre 2018 par cattara dans Actualités

PAS VRAIMENT LE CHOIX À LA SAAQ

Le mois dernier, l’émission La facture, diffusée sur les ondes de Ici Radio-Canada télé, nous invitait à pénétrer une fois de plus les méandres de la bureaucratie. Cette fois-ci, il y était question du cas de Katia Hurdle, une jeune femme victime d’un accident d’auto, à qui l’on prescrivait des opioïdes pour ses douleurs chroniques. Jusque là, aucun problème, la SAAQ lui rembourse  le dilaudil au fentanyl et la méthadone qu’elle doit prendre. Une somme de 800$ par mois. Or, les effets de cette médicationprovoquent chez elles des réactions terribles.

Après de nombreuses démarches elle consulte le docteur William Barakett, médecin de famille et spécialiste de la douleur, qui lui recommande le cannabis médicinal. Elle accepte, faisant fi de ses propres préjugés envers les consommateurs de pot.

C’est à ce moment que le bât blesse et que la situation frôle l’absurde. À la SAAQ on refuse de lui rembourser le produit pourtant beaucoup moins cher et prescrit sur ordonnance, faut-il le rappeler.

Madame Hurdle explique qu’avec les opioïdes elle avait « des hallucinations, parfois des conversations avec des gens qui n’étaient pas là et (qu’elle pouvait) flatter des animaux qui n’existaient pas. » C’est pour ces raisons qu’elle s’était résolue à suivre les conseils du docteur Barakett. Accompagnée par ce dernier, elle avait trouvé la dose qui lui convenait et commencé à consommer son cannabis médicinal sous forme d’huile et de capsules.

Après un mois, elle cesse les opioïdes et se porte mieux. Toutefois, rien pour faire changer d’idée la SAAQ. Elle ne sera pas remboursée! Car, fait-on valoir, « seuls les médicaments inscrits sur la liste du Régime général d’assurance médicament (RGAM) peuvent être remboursés. » Le plus grotesque c’est qu’à la CNESST « si la substance est prescrite dans le but d’offrir à la personne un meilleur rétablissement et un meilleur contrôle de sa douleur, on peut la considérer comme un médicament », indique Claire Frémont qui signe le reportage pour La facture.

Il est clair que la que la situation va changer et que la SAAQ et la RGAM en viendront elles aussi à reconnaître le cannabis médicinal comme un médicament. toutefois cela risque de prendre encore du temps. En attendant, Katia Hurdle continue à prendre son cannabis médicinal… à ses frais. Consolation, elle a retrouvé « l’espoir de travailler à nouveau et sa situation s’améliore de jour en jour. » Pas question pour elle « de revenir en arrière. »

QUELQUES EFFETS POTENTIELS DES OPIOÏDES :

  • sentiment d’euphorie
  • somnolence
  • détente
  • difficulté de concentration
  • contraction des pupilles
  • nausées
  • vomissements
  • constipation
  • perte d’appétit
  • transpiration
  • ralentissement de la respiration…

Enfin la prise d’opioïdes peut conduire à une accoutumance et pousser le consommateur à augmenter sa dose pour pallier le manque ressenti.

Pour lire l’article de Claire Frémont :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1128974/cannabis-medical-saaq-remboursement-drogue-legalisation-accident-voiture-douleur-chronique