« Le nombre de décès le prouve. Si le nombre de décès a augmenté de 34 l’an dernier par rapport à l’année précédente, ça doit toujours bien être qu’il y a quelque chose qui ne marche pas dans les milieux de travail au Québec. »

              –  Jean Lacharité, vice-président CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) profite de la semaine de la santé et de la sécurité du travail pour démontrer la nécessité de revoir les lois en ce domaine.

Adoptée en 1979, la loi sur la santé et sécurité du travail a besoin d’être revue, selon la CSN, qui déplore, entre autres, que 80 % des travailleurs n’aient toujours pas accès aux mesures préventives.

Parmi eux, on retrouve les travailleurs et travailleuses du commerce, du textile, des communications, des raffineries, de l’enseignement et de l’agriculture, pour qui les mécanismes de prévention prévus à la loi ne s’appliquent pas. Cela représente, selon l’évaluation faite en 2011 par la Commission de santé et sécurité du travail (CSST), près de 2,5 millions de travailleurs œuvrant dans 10 000 entreprises.

La CSN croit que cette donnée vient soulever un doute sur la baisse du nombre d’accidents rapportée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

« En 1979, on était à l’avant-garde en matière de santé et sécurité au travail au Québec, souligne le vice-président de laCSN, Jean Lacharité. Là on est rendu en queue de peloton par rapport aux autres provinces canadiennes en matière de législation sur la santé et sécurité. Il est temps que les organisations patronales se rendent à l’évidence. »

La centrale syndicale rappelle d’ailleurs qu’en 2015, 196 travailleurs sont morts des suites d’un accident ou de lésions professionnelles au Québec.

La loi est en cours de révision, mais la CSN parle de négociations difficiles avec les employeurs qui, de leur côté, tentent d’obtenir des assouplissements.

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